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  • : David VINCENT
  • : Je ne m'étais plus exprimé depuis longtemps. Mais je ne pouvais plus me tenir à l'écart de l'actualité: des oppresseurs se font plus nombreux chaque jour dans nos vies ! Ces nouveaux envahisseurs sont là !! Je les ai vus !!!

Description du Site

Les Envahisseurs, c'est un parti pris sur le quotidien, malmené par d'égoïstes enjeux économiques.

Dans une société fondée sur l’argent, comment s’insérer sans logement ou sans travail, l'un étant nécessaire à l'autre ? Sans pouvoir d’achat, personne ne veut de vous. Il ne vous reste plus qu'à errer,  manger de temps en temps et  tuer le temps par l’alcool, le sommeil...  Bref, attendre que la mort vous soulage enfin. Si vous avez la chance d’avoir un travail, encore faut-il qu'il soit bien rémunéré pour s’insérer, trouver sa place dans la société !

En douteriez-vous ?

Si 1 enfant meurt de faim toutes les 6 secondes, ne croyez pas que cette statistique ne concerne que l’Afrique : au pays de l’opulence, 1 américain sur 6 a des difficultés pour se nourrir. Dire qu’un foyer américain gâche environ 14% de ses achats alimentaires.

La croissance d’un pays ne fait pas tout. Cette fiable mesure ne tient pourtant pas compte de la qualité de vie et des inégalités au sein même d’un pays. En France, nous avons la chance d’avoir un modèle de société qui protège au mieux des accidents de la vie… Ce système est peu à peu remis en question !!!

Où est le bien-être de beaucoup, s’il est atrophié par un libéralisme fou furieux… ? Une « mondialisation » pour quoi faire, si celle-ci a effectivement des saveurs généreuses pour quelques-uns mais amers pour tous les autres… ? Une « mondialisation » pour qui, si celle-ci s’exerce au plus grand profit de quelques Etats égocentriques puis de quelques individualités en leur sein-même… ?

Quelle étrange conception de la société !

A l'origine, la série TV culte

Double-cliquer sur la vidéo pour l'afficher entièrement

A présent, qui est D.VINCENT ?

Les envahisseurs, ces êtres étranges venus d'un monde parallèle: Capital.
Leur destination: la Terre.
Leur but: en faire leur univers.
Leur arme: user de supercheries, d'artifices de la pensée ou autres travestissements de la dure réalité terrestre.


David VINCENT les a vus.


Pour lui, tout a commencé alors qu'il rentrait d'un épuisant voyage d'affaires, un interminable voyage où tout est affaire de tristes gros sous. 


Cela a commencé par une nuit sombre, le long d'une route solitaire de campagne alors qu'il s'agrippait au volant de sa voiture et qu'il cherchait un raccourci que jamais il ne trouva.

Cela a commencé par une auberge abandonnée et par un homme resté trop longtemps sans dormir pour continuer sa route.

Cela a commencé au milieu de nulle part quand, soudain, David VINCENT était témoin de l'atterrissage d'un vaisseau venu d'une autre contrée, une lointaine nébuleuse.

Maintenant, David VINCENT sait que les envahisseurs sont là.

David VINCENT sait qu'ils sont parmi nous et qu'ils ont pris forme humaine.
David VINCENT sait qu'ils sont dénués de sentiments, qu'ils n'ont pas de cœur et qu'ils ont l'intention de conquérir la Terre: les envahisseurs songent anéantir la société pour asservir l'homme à Capital.


Si ces envahisseurs semblent des êtres comme chacun de nous, David VINCENT, lui seul connaît leur particularité: un majeur imperturbablement rigide et droit.

Bonimenteurs sans gêne, ces êtres ne sont pas cupides de saintes et belles paroles. Ces envahisseurs déversent un flot intarissable d'incantations, de fausses promesses, d'images truquées et autres squelettiques analyses dans les rouages médiatiques. Ils trompent tous les publics et les électeurs des Démocraties.

Que ce soit dans les domaines de la politique, de l'économie ou des médias (la presse, la radio, la télévision et un Net officiel), les envahisseurs embaument l'être humain d'une active couche de propagande pour mieux tromper leur appartenance à la pensée unique, à Capital.

Acteurs à part entière de l'ultra capitalisme, les envahisseurs se présentent sans vergogne comme des victimes lorsque la crise éclate...

Bref, David Vincent sait qu'il lui faut convaincre un monde incrédule que le cauchemar a déjà commencé...

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Politique, quand tu nous tiens !

Dimanche 28 février 2010 7 28 /02 /2010 12:06

La question de la retraite

Retraite bien gérée...Il est impossible  d’aborder un nouveau thème d’actualité sans évoquer la question des retraites !

Evidemment, à quelques exceptions près, les médias traditionnels devenant de simples courroies de transmission des volontés de notre monarque, le moment serait alors venu de décider… peut-être même d’en discuter ! La retraite, rien que la retraite, toute LA RETRAITE pour l’année 2010 ! De là à vouloir nous faire croire que personne en politique ou en télévision, chez Arlette (Chabot) ou à TF1, personne donc n’en dort plus jusqu’à parvenir enfin à des compromis plus ou moins boiteux, au petit matin, après bien des nuits blanches…  Eh bien, comme  dirait notre monarque, moi David VINCENT, j’en doute ! La preuve, la décision attendra le lendemain des élections régionales… Eh oui, la discussion a ses limites. Le bas peuple n’a qu’à bien se tenir. D’autre part, il ne doit pas interférer dans une décision nationale par son vote aux régionales… Les conseillers régionaux participent pourtant à l’élection des sénateurs, l’une des chambres parlementaires… Les élections locales ont donc toujours une incidence nationale à ne pas négliger ! Et cet aspect n’est cependant jamais évoqué.


Alors cette question est en ce moment évoquée comme un cataclysme à venir, un chamboulement à régler au plus vite… mais après les élections et en prenant déjà soin de préparer psychologiquement les français à la décision... Eh oui, cette surmultiplication de discussions psychodramatiques, appuyées par des statistiques tout aussi implacables ; Je veux parler de ces fameuses statistiques qui permettent de dire qu’une personne avec la tête dans une fournaise et les pieds dans un congélateur bénéficie d’une agréable température. Bref, la cohue politico-médiatique dramatise sans aucune vergogne ce sujet… Pourquoi ? Eh bien, pour nous conduire très certainement à une seule et unique décision… En tous les cas, je vous remercie, monsieur le Président, de nous donner l’impression d’un débat. Votre extrême bonté vous perdra !

Quel est donc ce chambardement à venir ?

Nous devrions donc subir un « Choc démographique » !


Le vieillissement de la population aurait un effet dévastateur sur les finances publiques ! « Si nous ne faisons rien, il manquera 100 milliards d’euro à l’horizon 2050 », affirme ainsi François Fillon.


Française, français et immigrés de l’identité nationale… tremblez si nous ne faisons rien !


Certains passent leur temps à critiquer l’Europe, il n’empêche, comme pour Internet, c’est un groupe de travail international, mis en place par la Commission européenne qui permet d’y voir plus clair et sans mauvaises intentions politiques ! Celui-ci a calculé les effets du vieillissement sur les finances publiques de chaque pays de l’Union Européenne, à l’horizon 2060. Le groupe de travail a pris en compte le surcoût des pensions de retraite elles-mêmes, mais aussi l’alourdissement des dépenses de santé, le coût de la dépendance d’un nombre croissant de personnes âgées, les effets probables sur le chômage et enfin les effets de la démographie sur les dépenses d’éducation. Bref, rien n’a été oublié.

Coût du vieillissement entre 2007 et 2060


Que doit-on conclure de cette étude ? Que les effets sur les finances publiques seront de très faible ampleur et finalement rien qui ne puisse être financé sans peine. On ne comprend donc plus le discours du Premier ministre, comme toujours envoyé au charbon lorsque le sujet est brûlant (qui a dit que le Président n’était pas homme à se dérober)…


Cette plaisante perspective est même une des caractéristiques de la France, lorsqu’on la compare au reste de l’Europe. Le gouvernement et les médias cassoulet devraient donc se retenir de faire peur et cesser d’évoquer des chiffres dénués de pertinence ! Il suffit de se référer aux graphiques sur les coûts du vieillissement de la population, en comparaison avec les autres pays membres de l’Union Européenne pour se rendre compte que la situation de la France est plutôt enviable. De 2007 à 2020, le vieillissement se traduirait en tout par un surcoût de dépenses publiques de 2,7 points de PIB, et se stabiliserait ensuite jusqu’en 2060. Cette perspective ne tient même pas compte des économies sur les dépenses d’éducation, dans le cas d’une population vieillissante.


Pourquoi donc vouloir à tout prix faire peur au travers de votre Premier ministre, Monsieur le Président ? Les Chiffres que vous évoquez sont trompeurs et indécents !


Car dans ce cas, pour ce qui concerne nos voisins, ce n’est plus de choc démographique qu’il faudrait parler mais de tornade en Allemagne, au Royaume Uni, en Belgique, en Espagne et aux Pays-Bas ! …de typhon en Grèce !! Et les mots manquent pour évoquer le Luxembourg, où le vieillissement alourdirait la dépense publique de 9,1 points de PIB en 2020, et jusqu’à 18 points en 2060 !!!


On peut clairement affirmer qu’il est périlleux de s’appuyer sur les réformes conduites par nos voisins pour justifier celles de la France : nous n’avons pas les mêmes caractéristiques sociales. D‘autre part, financer une surcharge de 2,7 points de PIB en quinze ans est tout sauf un exploit : c’est exactement ce qui s’est passé entre 1980 et 1993 pour les seules pensions de retraites. A l’époque, Sarkozy n’était pas Président, et la France s’en est très bien sortie ; aucune réforme bling-bling n’a été nécessaire pour atténuer cette ascension du coût.

Ce qui est grave, finalement, c’est cette dramatisation qui pour le coup pourrait coûter très cher à la France ! En effet, la variable clé n’est pas le rapport démographique entre actifs et retraités, ni la durée de cotisation, ni le pouvoir d’achat des pensions… La variable fondamentale se nomme la croissance économique, fruit du travail des hommes et de leur productivité. En témoigne le tassement apparent des pensions de retraite entre 1999 et 2002, l’impression fausse d’un ralentissement des prestations de retraite qui s’explique en réalité par
une très vive croissance du PIB !

Pensions de retraites en % du PIB entre 1980 et 2005
Ce constat devrait faire réfléchir ceux qui s’acharnent à faire peur inutilement sur la question des retraites car ils incitent les Français à épargner plutôt qu’à consommer. Ils privent ainsi la croissance économique de son plus efficace ressort et aggravent le problème qu’ils prétendaient résoudre.

 

Pourquoi cet affolement ?

Retraite pour les Centrales Nucléaires...N’est-ce finalement pas la volonté de casser le financement des retraites par répartition ? N’est-ce pas la volonté de faire poindre à l’horizon un système de retraite… par capitalisation ? Système totalement inutile pour la collectivité mais lucratif pour quelques uns…...Retraite pour le peuple

Par David VINCENT - Publié dans : Politique, quand tu nous tiens ! - Communauté : Valeurs de Gauche
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Jeudi 7 janvier 2010 4 07 /01 /2010 00:01

Ainsi, le temps semble s’être arrêté au 1er janvier 2000, date de passage aux 35 heures en France…

Encore fin 2009, Le Figaro publie en Une de son quotidien un gros titre sur les 35 heures. Il suffit aussi de se rendre sur le site internet du Figaro pour tomber sur l’article de Marc Landré dont voici le lien : « La France paie toujours la facture des 35 heures »

C'est donc ce que dit et redit la Droite jusqu’à lasser. Cette dernière est aidée par son plus fidèle journal, Le Figaro qui nous rabâche les oreilles avec des titres fréquents sur ce thème… Ah, là, là. S’il n’y avait pas eu les 35 heures, de quoi parleraient-ils donc ?! Parleraient-ils des bévues financières de notre Président actuel… ?

A bas les 35 heures

Que dit Le Figaro ?

« Tous les gouvernements qui se sont succédés depuis 2002 n'ont eu de cesse de corriger ce que Lionel Jospin avait fini par qualifier d’« erreur économique » et que Nicolas Sarkozy estime aujourd'hui être une « erreur historique » »… Nous explique avec fougue Le Figaro.

Ah bon ?


Je dois dire que je ne comprends rien ! En effet, si erreur il y a eu, une fois Chirac réélu et Raffarin nommé pour succéder immédiatement à Lionel Jospin… Pourquoi n’a-t-on tout simplement pas supprimé les 35 heures ?! D’autant plus que dans la formulation du Figaro, on évoque « Tous les gouvernements qui se sont succédé depuis 2002 », mais on ne dit pas clairement que depuis 2002, seul l’UMP gouverne le pays ! Qu’attend ce parti majoritaire dans le pays depuis 8 ans pour agir et réagir ?!  Il arrive un moment où il faut prendre ses responsabilités !


En fait, c’est sans aucun doute parce que Le Figaro et la Droite agitent le chiffon rouge des 35 heures sans alternative sérieuse pour lutter contre la précarité. Pire, se soucient-ils à ce point de la précarité de nombreux français ? En vérité, ils instrumentalisent la réforme sociale des 35 heures pour en faire passer d’autres moins avouables et à des fins bassement mercantiles !


Et que peut-on dire des propos rapportés sur Lionel Jospin ? « Lionel Jospin avait fini par qualifier d' « erreur économique » (les 35 heures)… ». Mais un article de François-Xavier Bourmaud parait le 06/01/10 dans le site de ce même quotidien pour révéler des extraits du livre de Lionel Jospin (Lionel raconte Jospin), où l’on apprend la chose suivante : « Ne pas défendre les 35 heures dénote une faiblesse de caractère (…). Mon regret, dix ans après, c'est surtout que certains socialistes ne soient pas capables de défendre une réforme emblématique, positive, qu'ils ont pourtant souhaitée, encouragée et accompagnée. Cela dénote chez ceux-là une faiblesse de caractère dont les effets politiques me désolent. ». Eh bien, le journaliste se fait sans doute une joie d’extraire ces propos du livre pour semer un peu plus la division au sein de la Gauche… En réalité, cela montre encore la contradiction des propos rapportés par le quotidien : Quel Jospin dit vrai ? Celui du 1er article ou celui du 2ème ? Le journaliste nous laissant davantage dans la confusion plutôt que de chercher à nous éclairer. A la question de savoir ce que l’on peut dire des propos rapportés par le journal, on répond tout simplement : rien !

Alors essayons de comprendre par nous-même…

« La France paie toujours la facture des 35 heures (…) : 15 milliards d'euros par an, à partir de 2002, en allégements de charges, pour compenser en partie l'augmentation de 11% du coût horaire du travail. Ces aides n'ont pas suffi, car les entreprises ont dû piocher dans leurs gains de productivité et geler les salaires pendant plusieurs années pour régler la note. ».


Ce thème est récurrent dans le quotidien mais avouons que la ficelle est si grosse qu'on ait peine à y croire !!! Malheureusement, Lionel Jospin a effectivement perdu les élections présidentielles et n’a pas pu poursuivre la mise en place des 35 heures de façon optimum. Le figaro aurait-il cependant oublié ce que le seul paquet fiscal offert par le Président Sarkozy aux privilégiés coûte à la France ?


Le «paquet fiscal» répond uniquement à des promesses électorales, au détriment de toute efficacité économique. Et peu importe la crise et le ralentissement de la croissance, ce cadeau accroît l’impact négatif sur les capacités d’investissement de l’Etat.


Quel en est donc la facture ? Exactement de 15 milliards d’euros pour le plus grand bonheur des plus aisés d’entre nous… Avouez tout de même que c’en est cocasse puisque c’est exactement le montant estimé du coût des 35 heures par Le Figaro. D’un côté, une mesure qui enrichit les plus riches et de l’autre, une mesure qui représente le même coût et qui soulage les fins de semaines et fins de mois des plus pauvres…


Laquelle choisissez-vous ?

Père Sarkozy

Pour être plus précis, qu’est-ce que ce cadeau fiscal ? Des mesures relatives à l’Impôt Sur les grandes Fortunes (ISF) et aux droits de succession. Elles s’appliquent aux patrimoines les plus importants, c’est-à-dire à 1 % des contribuables pour l’ISF et aux 15 % qui n’en étaient pas encore exonérés pour les droits de succession. L’exonération des intérêts d’emprunts : elle touchera les classes moyennes et moyennes supérieures, actives et disposant d’un revenu assez élevé pour prétendre accéder à la propriété ! Quant au dispositif sur les heures supplémentaires… il est inégalitaire : il exclut toute une frange de salariés dont le temps de travail a été annualisé et qui, de fait, ne bénéficiera pas des heures supplémentaires majorées. Ainsi, comme je l’expliquais auparavant : pas de charge supplémentaire pour le patron mais pas de majoration pour ces salariés non plus ! Bref, le patron officialisera les heures qu’il faisait faire illégalement auparavant… cela lui revient moins cher et l’Etat n’y gagne rien.

Le paquet fiscal est inefficace sur le plan économique. Il ne favorisera pas l’activité économique, la compétitivité, la création et l’innovation dans l’entreprise. Il aurait été préférable de jouer sur les cotisations sociales des Petites et Moyennes Entreprises (PME) créatrices d’emploi pour les rendre plus compétitives, c’est-à-dire sur le coût du travail. Il aurait été également plus pertinent d’investir cet argent dans l’éducation, la recherche ou encore le revenu de solidarité active. Le plus grotesque est cette sorte de relance économique de la consommation par les plus fortunés grâce à l’exonération de l’ISF et l’instauration d’un bouclier fiscal… Ces mesures ne vont absolument pas conduire leurs bénéficiaires, au patrimoine déjà important, à consommer davantage ! Il aurait été plus efficace, pour relancer la consommation, de redonner du pouvoir d’achat aux moyens et bas salaires, encore une fois. Bref, c’est plus de déficits publics qui réduisent les marges de manœuvres budgétaires dans la période crise que nous connaissons. C’est aussi une facture sans intérêt économique ou sociale, une facture plus salée pour l’avenir…


Et enfin, n’oublions pas ce grand emprunt national qui représente le prix de 2 années de cadeau fiscal… Etait-il donc utile d’emprunter ?

Qu’en conclure ?

Il est facile de pinailler sur les 35heures : tout progrès social a inévitablement un coût. Mais n’est-ce pas une question de justice sociale dans un monde où les richesses sont si mal réparties : d’après l’INSEE, en 2005, la rémunération globale des présidents du CAC 40 était de 298 fois le SMIC en moyenne. Sont-ils à ce point géniaux ou héroïques pour mériter autant ? En comparaison, le salaire net moyen des patrons de PME s'élevait à 3 973 euros par mois en 2004… N’oublions pas que les PME de moins de 20 salariés ne sont d’ailleurs pas concernées par la réforme des 35 heures ! Quant à la population française dans son ensemble (sans les DOM-TOM), la moitié d'entre elle vit avec moins de 1 972 euros par mois pour un couple et 1 315 euros par mois pour une personne seule…


De toutes les façons, que ne dit-on pas sur les 35 heures mais aussi sur les chômeurs et les RMIstes qui se font traiter de profiteurs… Mais qui sont les vrais profiteurs en fin de compte… ? Pour la seule année 2006, Bernard Arnault (LVMH) a touché l’équivalent de 27 000 années de Smic net en dividendes et les revenus de Louis Schweitzer (ancien patron de Renault) se sont montés à un millénaire de Smic…


Bref, des factures… Il y en a d’autres qui sont plus gravement concernés et qui profitent d’une main d’œuvre de très grande qualité, avec la meilleure productivité au monde ! Le temps libéré pour le repos, les divertissements et les loisirs ne doit pas être étranger à cela… Il en découle aussi une consommation supplémentaire pour occuper ce temps libéré, ce qui est bon pour l’économie… contrairement au paquet fiscal qui donne plus aux riches qui ne savent déjà plus quoi faire de leur argent ! La réduction du temps de travail favorise l’embauche à plein temps des personnes à mi-temps ou au chômage, en réorganisant la répartition du travail dans l’entreprise, ce qui représente une réduction de coût du chômage ! Jetez un œil sur un autre article de David Vincent : « Il faut remettre la France au travail ».


Alors, les 35 heures…

Par David VINCENT - Publié dans : Politique, quand tu nous tiens ! - Communauté : Valeurs de Gauche
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Samedi 17 octobre 2009 6 17 /10 /2009 01:12

Et Jean-Pierre Raffarin de dire en 2002 : « Il faut remettre la France au travail ». Pour tout dire, il s'est contenté de reprendre cette formule vieille comme la Droite puisqu'en 1938 déjà, son prédécesseur Edouard Daladier s'en prenait aux acquis sociaux du Front Populaire.


Eh oui, en 1937, le gouvernement Blum tomba et déjà le patronat exultait d’allégresse car les hommes qui interneront plus tard les réfugiés espagnols républicains fuyant le franquisme et qui voteront les pleins pouvoirs à Pétain voudront en découdre avec le progrès social ! A cela s'ajoute des reproches culpabilisateurs à ce pays de « flemmards » et « d’assistés », tandis que nos voisins seraient des travailleurs « acharnés » et « efficaces ». Les français se délectent donc à peine des loisirs rendus possible grâce à la Gauche que le nouveau Président du Conseil, Edouard Daladier revient sur la semaine des « 40 heures » comme sur le samedi chômé, ce qu’on a appelé « la semaine des deux dimanches ». Daladier déclare : « Il faut remettre la France au travail. ». C’est mot pour mot la formule de Raffarin contre les 35 heures…

Productivité du Travail en FranceHeureusement que François Mitterrand avait remporté à la suite les élections présidentielles de 1981 et de 1988… Que seraient donc devenus les 39 heures, la 5ème semaine de congés payés et la retraite à 60 ans ?! La compétitivité de la France s’est-elle effondrée pour autant ? Pas du tout, puisque les français sont parmi les plus productifs !  En prenant comme base, l’année 1980, la productivité du travail ne cesse pas d’augmenter en France. Cela signifie que pour une même quantité de production, le nombre d’heure de travail nécessaire diminue ! En conséquence, soit on décide de diminuer la durée du travail, soit on décide de diminuer le nombre d'emplois dans l'entreprise ce qui entraînerait la hausse du chômage ! Les chiffres montrent clairement que le chômage n’a pas augmenté en France avec ces réformes. Les entreprises ont fait le choix de réorganiser le travail, aidées par l'Etat. Le chômage a même connu un recul jusqu'en 1983... En effet, la France n'est pas suivie par ses partenaires européens ou américains dans le choix d'une politique d'économie plus sociale et ne voulant pas se retrouver isolée (ce sont les années Reagan et Tatcher...), l’année 1983 est celle du tournant de la rigueur. Curieusement, c’'est aussi l'année de reprise de la hausse du chômage, tout un symbole ! D'ailleurs, on constate aussi que l'application des 35 heures en 2000 n'a pas non plus eu un impact négatif sur la courbe du chômage...


Taux de chômage en France, UE des 15, G7-copie-1
5 ans plus tard, ce n’est plus monsieur Raffarin mais monsieur Sarkozy (eh oui, ce n’est plus le Premier ministre Daladier ou Raffarin mais L’Omni Président de la République…), aidé de son fidèle quotidien et de son institut de sondage fétiche qui use et abuse de raccourcis dans les analyses et les propos : « Travailler plus pour gagner plus », le seul moyen de relancer la croissance et d'augmenter le pouvoir d'achat ! Les français ne travaillent pas assez par rapport à nos voisins. Nous serions un pays de tire-au-cul, de paresseux qui se dérobent aux moindres corvées, à l'exercice, au travail, en les laissant accomplir par d'autres… « Il faut que ça change ! ». La présidence Sarkozy nous rebat les oreilles sur la France qui ne travaillerait donc pas assez.

 

Travailler plus que plus...Mais de quelle France parle-t-il ?


De la France qui travaille déjà et qui a la meilleure productivité mondiale ? Cette France est loin d’être flâneuse ! Ou parle-t-il de la France au chômage, de celle pour qui « travailler plus pour gagner plus » est impossible puisqu’ils n’ont pas du tout de travail… ? Apparemment, il ignore cette deuxième France, au chômage qui ne demande qu’à travailler, une France à l’inactivité coûteuse ! Cette France oubliée explose, elle était la première concernée par les mesures du gouvernement Jospin : les 35 heures, l’annualisation du temps de travail, les emplois jeunes et la baisse des charges… Nicolas Sarkozy préfère lancer un train de mesures en faveur du patronat. Il préfère mettre au travail, ceux qui qui travaillent déjà mais jamais assez. Bref, s’ajoute à la suppression de jours fériés… la défiscalisation et l'exonération des charges sur les heures supplémentaires. Oui, décidément, on n’en finit pas de compenser les 35 heures. La Droite oublie un détail, de taille : l'annualisation du temps de travail et des allègements de charge a depuis le départ été accordé au patronat par le Premier ministre Jospin en compensation des 35 heures.


Des patrons qui seraient encore et toujours pris à la gorge… mais pas l'ouvrier, pensez-donc ! Encore et toujours plus de compensations… mais pourquoi faire ? Pour rattraper la main d’œuvre asiatique… ?!


Rassurez-vous, les 35 heures ne sont pas les seuls boucs-émissaires du chômage… Tout comme aujourd'hui avec les vols groupés de Sarkozy… en 1938, le Président du Conseil mène une répression aggravée à l’égard des étrangers. Le 14 avril 1938, le ministre de l’Intérieur demande à ses préfets « une action méthodique, énergique et prompte en vue de débarrasser notre pays des éléments indésirables trop nombreux qui y circulent et y agissent au mépris des lois et des règlements ou qui interviennent de façon inadmissible dans des querelles ou des conflits politiques ou sociaux qui ne regardent que nous ». Un décret gouvernemental stipule que « le nombre sans cesse croissant d’étrangers résidant en France impose au gouvernement, investi du pouvoir législatif dans un domaine nettement défini, d’édicter certaines mesures que commande impérieusement le souci de la sécurité nationale, de l’économie générale du pays et de la protection de l’ordre public ». L’expression de « tolérance zéro » n’existait pas encore, mais on l’entend qui macère.


Hier comme aujourd’hui, on tape aussi sur les immigrés pour faire sans doute oublier à nos ouvriers les coups qu’eux-mêmes reçoivent sans même en avoir conscience.
C’est notamment le progrès social que l’on veut à la moindre occasion remettre en cause ! Ainsi, « La durée légale du travail en France est la plus basse d’Europe et l’une des plus basse au monde, les citoyens d'autres pays travaillant beaucoup plus ». Il faudrait donc remettre ces « flemmards » de français au travail…


Mais de quels français parle-t-on ?! Les apparences sont toujours trompeuses, la réalité étant plus complexe qu'on ne veuille le montrer.

La durée légale… et la durée effective du travail

La durée légale du travail est tout simplement une durée de principe !

Elle ne sert qu'à une chose : fixer le point de départ des heures supplémentaires !


« Je ne vois pas pourquoi on empêcherait les gens de travailler plus s'ils sont payés en conséquence… ». Contrairement à ce qu’affirme Nicolas Sarkozy, rien n’empêche de «  travailler plus pour gagner plus » ! Mais comme le dit si bien le Candidat devenu Président : pour « travailler plus »… encore faut-il être sûr de « gagner plus » !!! Car la réalité est bien différente de la fiction sarkoziste…


Travailler plus, cela existe déjà et cela s’appelle des heures supplémentaires !
Eh oui, Monsieur le Président !

CNE & CPEContrat Première Embauche (CPE)D’ailleurs, j’ose parler de la dure réalité, d’un sujet qui fâche : trop souvent, ces heures supplémentaires ne sont même pas payées et des salariés sont licenciés pour simplement demander le respect de leurs droits. Le CNE (Contrat Nouvelle Embauche) ou CPE (Contrat Première Embouche) a d'ailleurs bien arrangé les employeurs malhonnêtes à cet égard.

 

Monsieur le Président, s'il on veut vraiment être honnête et connaître l’efficacité au travail des Français, il faut d’autres indicateurs : la durée effective, réelle. C'est la durée de travail effectuée effectuée en tenant compte de l'ensemble des heures travaillées, normales et supplémentaires (payées ou pas), pendant une semaine ou une semaine en moyenne, en cas d'horaires variables. Depuis plusieurs années, la durée effective dépasse ce qu’on appelle « la durée affichée » par les entreprises de trois heures environ par semaine (emplois à temps complet). Autrement dit, heureusement que l'on ne se fie pas aux dires des entreprises… L'INSEE se montre bien plus précis et indique la durée effective des emplois à plein temps, celle des emplois à temps partiel et la proportion d'emplois à temps partiel dans l'ensemble des emplois ; on y voit bien plus clair !

Durée effective du travail en France
Ainsi, si la durée légale du travail est de 35 heures par semaine en France, la durée effective, elle, est en moyenne de 39 heures pour les emplois à temps plein et de 36,3 heures pour l'ensemble des emplois.



Les 35heures de Sarko...

D'ailleurs, en 2006, on a franchi la barre des 41 heures par semaine à temps plein... !


La durée du travail en EuropeSi l’on s’intéresse à nos voisins et en se  référant aux chiffres de l'année 2006 donnés par Eurostat, le très officiel Office Statistique des Communautés Européennes, ils montrent dans l'ordre croissant, en nombre d'heures travaillées par semaine, tout d'abord les Pays-Bas puis la Norvège, le Danemark, l'Allemagne, l'Irlande, la Suède, la Belgique, le Royaume-Uni et la Finlande. Vient par la suite la moyenne européenne à 27 : 37,9 heures. Le premier pays à travailler plus que ladite moyenne est la France : 38 heures ! Viennent derrière l'Italie, la Lituanie, le Portugal, l'Espagne, l'Estonie, la Croatie, la Slovénie... Les plus gros travailleurs sont enfin les Bulgares, Lettons, Tchèques puis les Grecs : 42,7 heures. Les citoyens d'autres pays occidentaux ne travaillent pas plus ! Eh oui ! A l'encontre d'une idée répandue mais mensongère, les français ne travaillent pas 35 heures par semaine d’autant plus qu’il faut tenir compte des emplois à temps partiel, et malgré tout, on est toujours au-dessus de 35 heures !


Aux Etats-Unis, le nombre d'heures travaillées par semaine est de 33,8 heures pour l'ensemble des emplois et de 25,7 heures à 41,1 heures selon les secteurs d'activité (exception faite du secteur minier : 45,6 heures, 0,5% des emplois).


Autrement dit, quand la majorité présidentielle voit toutefois dans la forte augmentation des heures supplémentaires réalisées ces deux dernières années un signe encourageant… Que celle-ci ait au moins l’honnêteté de dire que les français n’ont pas attendu ce gouvernement pour travailler plus. Après, que les patrons soient malhonnêtes vis-à-vis de l'Urssaf, qu’ils ne veuillent pas déclarer toutes les heures supplémentaires et participer aux charges de la collectivité, on le savait déjà… N’oublions pas non plus que le travail au noir existait bien avant les 35 heures et continuera d’exister bien après car il s’agit là de ne payer aucune charge... dès la 1ère heure ! Remarquons que Nicolas Sarkozy se prononce sur tant de choses mais  absolument pas au sujet du travail au noir…

Qu'en conclure ?

Eh bien, si l’on reprend le dernier graphique, aussi étrangement que cela puisse paraître à notre Président, les pays où l'on travaille le moins sont les plus avancés, les plus performants économiquement et socialement ! A l'inverse, si l’on observe le bas du classement, les « flemmards » sont ceux dont le PIB par habitant est le plus faible. Tout se passe comme si plus on est un pays moderne, plus on est un pays économiquement performant, moins on travaille ! Allez savoir pourquoi, mais moins l'on travaille et plus le PIB par habitant est élevé. Alors est-ce une ignorance ou est-ce un mensonge délibéré de la part du Président Sarkozy ? En tout cas, les faits sont têtus et contredisent vertement notre omni présidence. Comme dirait Léon Mercadet, journaliste à La matinale de Canal + et qui a permis de mettre en lumière cet incroyable classement européen : « J’ai quand même l'impression qu'on nous répète ça dans l'espoir qu'un mensonge cent fois répété devienne une vérité ».


Alors certains membres de la majorité présidentielle vous parleront des congés payés…


Aux Etats-Unis, la durée est de trois semaines (ou plus selon les branches d'activité ou les entreprises). Quant à la durée des congés payés dans les pays européens, elle est de cinq semaines, parfois six (conventions collectives). Dans l’ex-Europe des 15 :

 

Jours de congés dans l'Europe des 15A noter que s’ajoutent aux jours fériés indiqués dans le tableau, des congés régionaux accordés dans certains pays de l'Union, mais aussi des congés spéciaux (mariage, décès, naissance...). Autant de jours supplémentaires qui, selon Mercer, augmentent la disparité des congés payés au plan européen. Bref, les français ne sont pas les plus fainéants… ! Et puis, tout dépend du nombre d’heures travaillés par jour ! Autrement dit, ce tableau ne renseigne en rien du nombre total d’heures travaillées dans l’année !!!


S’il on s’intéresse à la durée annuelle du temps de travail, seule vraie façon de prendre en compte vacances et jours fériés (…n’est-ce pas Monsieur Raffarin ?!) : elle est en France de 1545 heures, contre 1445 en Allemagne, 1499 au Danemark, les Pays-Bas étant le pays où l'on travaille le moins avec 1340 heures. On en tire finalement les mêmes conclusions !

 

Le Plein emploi, c'est facile !Alors dans quel but est menée cette distorsion des faits ?


La réponse est évidente : pour supprimer peu à peu le seuil de déclenchement des heures supplémentaires ! Ainsi, les Français travaillent déjà plus de 35 heures, puisqu’on en est à 38/39. Mais si on prend des mesures qui reviennent en réalité à supprimer la durée légale du temps de travail, on n'a plus besoin de payer au tarif des heures supplémentaires, entre la trente-cinquième et la trente-neuvième, voire plus. De plus, en réduisant les charges sociales qui pèsent sur le travail sans aucune compensation pour la Sécurité Sociale, c’est à nouveau un manque à gagner… C’est encore le salarié qui est lésé !


La vraie question concerne donc la précarité du travail ! Pourquoi Nicolas Sarkozy ne dit pas clairement qu’il veut s’attaquer au coût du travail… mais au détriment du salarié ?! Bref, Nicolas Sarkozy n’a qu’une ambition : casser le droit du travail. Après avoir dit : « je ne vois pas pourquoi on empêcherait les gens de travailler plus s'ils sont payés en conséquence", voilà que le Président s’écrit : « je ne vois pas pourquoi on empêcherait les gens de travailler un dimanche s'ils sont volontaires ». Et des français se laissent abuser parce qu’après tout... « Oui, pourquoi pas ». Ces régressions sont financées sur le dos de la Sécurité Sociale et c'est tout le modèle de société française que Nicolas Sarkozy remet en question. N’est-ce pas absurde quand, dans le même temps, le Président fanfaronne à longueur d’omniprésence médiatique sur les mérites de notre modèle de société ? Ce même Président qui vantait le modèle anglo-saxon en début de mandat, vante désormais les vertus de l’Etat providence parce qu’il nous a permis de mieux résister à la crise que les autres pays… Est-ce une rupture avec la rupture ? 

Existe-t-il une alternative ?

Bien sûr, il existe d’autres solutions pour réduire les coûts ou les charges qui pèsent sur le travail et améliorer ainsi la productivité tout en respectant notre modèle de société. N’en déplaise à notre Président qui aime pourtant évoquer des grands noms de la Gauche, des choses essentielles sont à faire pour recréer un réel plein emploi en France et pour permettre à une politique keynésienne de relance économique par la consommation des ménages d'être efficace : réduire de façon importante la durée effective du travail, en prenant soin de réaliser une formation de grande ampleur dans certains métiers (santé, construction ...), transférer une part importante ou la totalité des cotisations sociales (employeurs et salariés) sur l'impôt et la TVA sociale (à laquelle contribueront les produits importés), rétablir les frontières économiques afin d'éviter la destruction de notre tissu industriel par le "dumping" des pays à très bas coût de main-d’œuvre (droits de douane et quotas) y compris avec les pays d'Europe à 15, à 25 ou à 27.

Par David VINCENT - Publié dans : Politique, quand tu nous tiens ! - Communauté : Libre pensée politique
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