Encore un lieu, dans tous ces coins et recoins d'Internet qui se voudrait différent des
autres et qui se hasarde à parler de politique...
Eh oui,
c'est un site, un autre site, un site différent parce qu'il exprime une opinion originale, celle de David VINCENT.
Oui,
David VINCENT a déjà vécu la terrible expérience des envahisseurs et a dû se battre seul contre tous. Las, il ne s'est plus exprimé depuis les années soixante-dix. Il était donc temps qu'il se
fasse à nouveau entendre et qu'il prenne sa plume.
En effet, son combat n'est plus tout à fait le même mais il
est tout aussi intense !
Les envahisseurs d’aujourd’hui sont tout aussi sournois que
ceux d’hier. Sous une apparence angélique pour beaucoup, ils tiennent un discours contenant tous les clichés, tous les lieux communs, toutes les expressions rebattues. Ils défendent toujours les
mêmes propos, ressassent les mêmes arguments c'est-à-dire un ramassis de vulgarités et de prétentions. Ils emploient un style dithyrambique, volontiers excessif ou pompeux dans les éloges ou les
attaques... Un médiocre résumé des idées banales qu'on se fait des choses et des êtres... Je veux parler de ces bien-pensants du monde politico-médiatique.
Ces bien-pensants sont censés nous accompagner vers une
société meilleure, un monde plus libre et mieux informé...
Pour ce
qui concerne notre politique de société, fondée sur une économie capitaliste, les bien-pensants du libéralisme ont en réalité une définition bien étrange du rôle que doit être un Etat
gendarme. Un tel Etat doit être très peu interventionniste, sauf lorsque cela s'avère nécessaire pour garantir la concurrence dans tous les marchés de l'économie (un marché est la
confrontation de biens ou services presque identiques : les chaines de télévision forment un marché et les radios, un autre). Or, ces Etats ne permettent pas toujours la pluralité des
acteurs économiques dans tous les marchés. Multiplier les acteurs est pourtant l'unique moyen de réduire le risque d'entente sur les prix ! L'Etat protège donc certaines amitiés privées
(lenteur incroyable dans la mise en place du 4ème opérateur de téléphonie mobile alors que tout bon libéral s'accorde à dire que 4 acteurs au lieu de 3 est un
meilleur gage de concurrence sur les prix, des prix étrangement entendus entre les acteurs français... Est-ce pour pour permettre à l'ami BOUYGUES d'y faire front, le temps de
développer son offre triplay ?) ! A l'inverse, lorsque le marché est suffisamment compétitif, les acteurs nombreux, alors ces Etats interviennent à nouveau, encore pour favoriser un
entrepreneur au détriment d'autres qui seront rondement écartés du marché (fin de la publicité sur les chaines de France Télévision, France 2, France 3, France 5... Manière d'écarter les
plus gros concurrents du marché de la publicité télévisée, au moment où les profits de la chaine privée TF1, propriété de l'ami BOUYGUES, s'affaissent. Ne parlons pas de nombre d'autres
marchés où est présent l'ami BOLLORE, que ce soit dans la voiture électrique ou les médias...). En favorisant un ou quelques entrepreneurs au détriment d'autres, parfois même une
entreprise privée au détriment d'une entreprise publique, un comble de la part de l'Etat, on est loin de garantir la concurrence pure et parfaite. On s'enlise dans un cartel voire
un quasi-monopole privé qui porte un coup fatal à la vraie confrontation entre l'offre et la demande. C'est pourtant une loi ingénieuse pour définir un prix
d'équilibre entre l'offre et la demande, un juste prix. Bref, la confrontation des intérêts privés ou publics est biaisée au principal détriment du consommateur... ou du
contribuable ! La facture est bien plus salée pour un service ou un produit de moindre qualité (la concurrence n'étant plus aussi forte, inutile de faire plus qu'il n'en faut...).
Ces bien-pensants nous entraînent donc plus sûrement dans
un monde faussement libéral, un monde où l'Etat gendarme se fossoie dans les intérêts privés. On est très loin des valeurs défendues par nos chers libéraux: la théorie de la main invisible
(théorie selon laquelle la somme des intérêts individuels et égoïstes concourt à l'intérêt général) sous-entend une régulation automatique des marchés qui n'ont pas besoin de l'intervention
de l'Etat. En vérité, tout le contraire est fait !
Ne parlons pas des Etats-Unis qui protègent leurs principaux marchés au détriment du reste du monde et sans aucune vergogne. Les acteurs politiques américains font même pression sur l’Union
européenne à la moindre entrave alors qu’il s’agit souvent d’interdire des produits qui présentent un danger pour la santé !!! Autrement dit, il s’agit d’interdire un produit dangereux qui
est vendu sans difficulté aux Etats-Unis…
N'en déplaise aux Etats-Unis, bon nombre de marchés européens sont les plus ouverts vis-à-vis du reste du monde... au risque de se retouver dans un autre travers : la saturation d'un marché
! En effet, le marché devient difficilement viable car trop de concurrence tue la concurrence... Ce carnage fait pourtant parti du jeu : à chaque marque de proposer le produit le plus innovant
sur son marché ! Cela demande de mettre toutes ses forces dans la recherche... C'est un travail de fond. L'entreprise peut aussi innover en faisant naître un nouveau marché... Seulement
voilà, les entrepreneurs sans foi ni loi préfèrent agir à courte vue, à court terme et user d'une autre et impitoyable variable d'ajustement des prix : le coût de la main d'œuvre. Et c'est là que le bas blaisse ! Les salariés sont les seuls à en pâtir (les patrons se gardant bien de mettre leurs salaires en concurrence...), des pays
offrant une main d'œuvre honteusement exploitée pour quelques cacahouètes... Bref, l'Etat gendarme intervient de manière partisane, au détriment des règles fondamentales de la
concurrence mais pourquoi l'Etat n'interviendrait-il pas comme un Etat gendarme digne de ce nom, soucieux de fixer des règles communes à toute la concurrence, DES REGLES SOCIALES ? Pourquoi
n'intervient-il pas pour fixer un salaire minimum décent ou un nombre d'heures hebdomadaires maximum pour l'ouvrier ?
Pourquoi n'intervient-il pas pour l'interdiction du travail des enfants ? Bref, tout acteur, et quel que soit son pays d'origine devrait accepter ces principes pour être partie
prenante du marché. Mais pourquoi donc ne le faisons-nous pas ? Dans quel but ? Est-ce notamment parce que nos propres entrepreneurs voient leurs intérêts dans la main d’œuvre peu
couteuse des usines du monde (la plupart des pays asiatiques) ? Ma foi, toutes ces interventions ne seraient peut-être pas si mal... à condition de savoir clairement pour qui on intervient et pour quoi faire
!!! En tous cas, c'est un comble d'hypocrisie pour les bien-pensants, dogmatiquement opposés
aux interventions publiques ou aux monopoles publics, dès lors qu'il s'agit de prendre en compte les considérations humaines, la qualité de vie de nos concitoyens, mais absolument pas
opposés aux interventions déguisés, dès lors qu'il s'agit de favoriser les amis déjà bien fortunés, au détriment du consommateur ou du salarié. Eh oui, c'est la société "abracadabrantesques"
dans laquelle nous vivons.
Pour ce qui concerne l'information, s'ils disent la
défendre, cela supposerait à nouveau la libre circulation de l'information par de multiples moyens (Télévision, Internet, Radio, Presse...) et canaux (plusieurs chaines, sites, radio,
journaux...) pour que se diversifient les interprétations des faits et que chacun puisse se faire sa propre opinion... Tout le contraire est fait ! Des monopoles existent sans que la plupart des français puissent le
soupçonner. Ne serait-ce que par la méthode de communication choisie par le Président : la saturation de l'information par sa seul personne. A la fois Président et Premier ministre, un jour
ministre de la Justice ou l'autre ministre de l'éducation nationale... lorsqu'il n'est pas porte-parole imposé à l'Assemblée Nationale voire le Sénat... quand ces deux institutions ne sont pas
tout simplement réunis en Congrès pour glorifier la Présidence vers des sommets jamais atteints en Démocratie française. Et tout ce beau monde d'accepter l'omniprésidence sans broncher... La
place est bonne. Or, il ne peut exister une seule information, une seule interprétation des faits pour que la vérité éclate. On se cloître dans un unique mode de pensée à imposer à tous. C'est la
fameuse pensée unique, en bien pire : la parole une et indivisible. Bref, cette diffusion de la sainte et bonne parole ne laisse pas la place aux autres et par conséquent à la vraie
discussion; un comble de monolithisme pour nombre de bien-pensants qui aiment tant faire la leçon aux communistes mais ne trouvent rien à redire sur ces nouvelles méthodes républicaines !
D'ailleurs, en matière de diffusion de l'information en Démocratie française, le slogan de la première chaine publique d'information, je veux parler de TF1 d'avant 1987, n'était-il pas le fameux
"Il n'y en a qu'une, c'est la Une"... Ce slogan ne pouvait pas mieux décrire ce qu'il adviendrait de nos futures vingt années en compagnie de cette chaine, soigneusement passée entre les mains
expertes d'une bétonneuse de l'information... en faveur d'un bon ami.
Que doit-on ajouter?
Que ces faiseurs d'opinions promettent pluralité et même
rupture avec les anciennes pratiques pour défendre le droit à la transparence, à l'information diverse et variée. Mais la pensée unique décide véritablement de la place de chacun dans l'économie.
Il y règne assurément ce marché de dupes, où faux-semblants et fausses informations sont monnaie courantes.
En fin de compte, sommes-nous dans un système de société où « La liberté de chacun s'arrête là où commence celle des autres » ou bien dans un
système de République bananière où quelques-uns, quelques gloutons prennent notre destinée à tous en main pour satisfaire leur seul appétit... La destinée des plus pauvres comme des moins
riches ? Au nom de qui ou de quoi ?
David VINCENT sait que les envahisseurs sont
là.
David VINCENT les a entendus, il les a
vus !
L'accès à la culture est essentiel pour une Démocratie. En FRANCE, chacun peut avoir la chance de disposer de formidables moyens d'information,
que ce soit l'école, internet ou encore les
bibliothèques de quartier voire La Bibliothèque François MITTERRAND qui fourmille de lieux d'échanges.
Les musées, que ce soit le Grand Louvre ou le Centre Georges POMPIDOU mais aussi tant d'autres
lieux en France illustrent un maître mot: la pluralité des moyens d'information pour ne pas retomber dans les travers du lieu commun et des clichés malhonnêtes.
D'ailleurs, actuellement, les biens précieux qu'il ne faudrait pas voir bridé par certaines
lois sont l'école & Internet !!!
David VINCENT, exprimera une opinion parmi tant
d'autres, une opinion ouvertement tranchée car ouverte à vos recherches propres, à vos critiques. A chacun de chercher l'information "avec les dents" plutôt que d'attendre que cette dernière soit
servie étrangement sur un plateau, qui plus est un unique plateau de télévision... !
Défendons une vraie liberté d'expression : la
pluralité des pensées, des esprits et le respect de chacun. Ayons l'esprit ouvert à la différence plutôt qu'un esprit renfermé qui impose aux autres ses us et coutumes ! La sainte parole
n'est qu'une daube avilissante, une marinade qui afflue et se répand jusqu'à devenir envahissante pour chacun !
Cela dit,
ne tombons pas dans les jurons qui n'ont rien de constructifs et ne sont pas des arguments en soi. Bref, les injures sont sans intérêt mais cela n'empêche cependant pas non plus d'avoir une vive
opinion ! Avoir une opinion sur tout ce qui peut porter atteinte à nos libertés propres, à notre vie. Et David VINCENT défendra son opinion, c'est essentiel en cette
période.
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